
Le risque de forte baisse des prix de l'immobilier devrait être limité cette année, estime HSBC France, au regard de la solvabilité des ménages et de la prime de risque de l'investissement résidentiel.
" Le retournement du marché du logement n'est pas inéluctable " estime la Direction des Etudes Economiques d'HSBC France, qui table plutôt sur une poursuite du ralentissement de la hausse des prix et par conséquent sur un atterrissage en douceur.
Deux indicateurs lui permettent d'arriver à de telles conclusions :
l'indice de solvabilité des ménages et la prime de risque de l'investissement résidentiel.
Pas de chute brutale des prix :
Du côté de l'offre, le gonflement des stocks des logements invendus ne préfigure pas encore un retournement de cycle.
Du côté de la demande, les ménages restent solvables, malgré la hausse récente des taux d'intérêt, qui en l'état ne constitue pas un facteur de risque de retournement du marché.
En revanche, le remontée du chômage et une moindre durée des prêts immobiliers accordés aux ménages entraînerait une forte dégradation de la solvabilité des ménages.
Dans le contexte actuel, mieux vaut encore être propriétaire " Bien que les prix soient élevés, ils ne sont pas pour autant surévalués au regard des fondamentaux, ce qui nous laisse penser qu'il n'existe pas de bulle immobilière en France " remarque Mathilde Lemoine, directeur des études économiques.
A ses yeux, il est encore préférable d'être propriétaire que locataire de son logement. Mais si les prix continuaient de monter d'environ 10% par an, la rentabilité du placement immobilier baisserait.
Et dans ces conditions, il vaudrait mieux louer sa résidence principale et investir le complément de ses disponibilités dans des placements sans risques tels que les OAT (obligations assimilables du Trésor).