Les prix des loyers en France connaissent un relatif «retour au calme»
sur le marché locatif privé qui, selon l'observatoire Clameur, retrouve
une nouvelle vigueur depuis le début de l'été 2007, mais doit répondre à une
plus grande exigence des candidats à la location.
L'étude publiée jeudi par Clameur fait état d'une progression de 2,7% en 2007
contre 3,5% en 2006, 5,1% en 2005 et 3,9% en moyenne chaque année depuis
1998, sur la base de 125.000 références nouvelles par an dans 840 villes.
«Le temps des hausses rapides de loyers paraît maintenant terminé»,
selon le professeur d'économie Michel Mouillart (Paris X-Nanterre) qui a réalisé
cette étude pour Clameur, parlant d'un «retour au calme après une vigueur
insolente au cours des dernières années».
Malgré ce ralentissement de la hausse
des loyers, le marché locatif a retrouvé de la vigueur depuis le début de l'été
2007 en raison notamment d'un taux de mobilité résidentielle des ménages qui s'est
établi autour de 30,7%, «un niveau atteint habituellement durant les bonnes
années sur le marché locatif privé».
Cependant, ce marché s'est transformé.
Pour preuve, le rapport de Clameur
note l'allongement des délais moyens de remise en location, «les portefeuilles de
biens disponibles ont enflé» et «les exigences des candidats sont plus
grandes aujourd'hui que par le passé».
Les propositions de loyers des propriétaires
ont dû «largement en tenir compte pour faciliter une mise en relocation rapide
des biens».
Ce sont surtout les petits logements, 2 pièces et moins, qui sont le plus sensibles à
cette évolution, «la demande y a été particulièrement affectée par les hausses
des loyers de ces dernières années alors que les aides personnelles
n'étaient quasiment pas revalorisées».
Ainsi, depuis le début de l'année 2007,
les loyers des studios ont progressé de 1,9%, contre 3,9% en moyenne chaque
année entre 1998 et 2006.
En outre, les situations sont très contrastées selon les régions.
Les loyers sont
au-dessus de 10 euros/m2/mois dans la moitié de la France.
Mais ils sont de 17,1
euros le m2 dans l'Ile-de-France (20,8 euros pour Paris et 21,1 pour Neuilly-sur-
Seine) et de seulement 6,9 euros/m2 en Franche-Comté.
Et l'étude de Clameur révèle des situations très disparates, avec une baisse des
loyers à Grasse (-2,3%), à Narbonne (-2,2%) ou encore à Tarbes (-1,8%) et
Bayonne (-0,2%).
En revanche, certaines villes connaissent des hausses sensibles
comme Saint-Brieuc (+8,2%), Auxerre (+8,1%), Saint-Nazaire (+5,1%) ou
encore Bergerac (+6,6%).
Créé en 2006, Clameur (Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les
Espaces Urbains et Ruraux) rassemble les données qui lui sont fournies par
ses partenaires: l'ANAH, Bouygues Immobilier, la CNAB, Foncia, la
Foncière Logement, Habitat et Développement (SIRES), Nexity, les Pact
Arim, SeLoger, Tagerim, le SNPI et l'UNPI. D'ici la fin de l'année, Clameur mise
sur une couverture de 1.000 villes en France et s'apprête à accueillir de
nouveaux partenaires tels que la Fédération française du bâtiment (FFB),
l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL) et le conseil général des
Hauts-de-Seine.
L’observatoire ne prend en compte que les contrats de location privés
dûment enregistrés, ce qui exclut de facto tous les engagements oraux et donc une
grande partie de l'activité des marchands de sommeil qui louent des logements
trop souvent insalubres.
Source : http://www.mon-immeuble.com
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