
Si l'objectif recherché est la volonté de fortement diminuer sur le long terme l'impôt sur le revenu, il est alors judicieux de s'intéresser au dispositif Borloo, tant pour le neuf que dans l'ancien.
Dans le neuf, le dispositif borloo cumule deux avantages :
l'amortissement du bien de 6% par an pendant les 7 premières années, puis de 4% par an pendant les deux années qui suivent et enfin de 2,5% par an pour une
période maximale de quinze ans, soitla possibilité d'amortir le bien à hauteur de 65% de sa valeur ;
une déduction spécifique de 30% sur le montant brut des loyers percus.
Ni le nombre, ni le montant des investissements ne sont plafonnés.
Un investisseur très lourdement imposé peut ainsi réaliser plusieurs acquisitions pour multiplier l'effet défiscalisant et répartir ses placements sur différents programmes dans diverses régions.
Et plus sa tranche d'imposition est élevée, plus l'économie d'impôts est importante.
Sur le plan patrimonial, il prendra soin de vérifier que les villes dans lesquelles il souhaite investir ont des loyers de marché en adéquation avec les loyers de plafond imposés et qu'elles présentent un bassin économique dynamique.
Il faut donc se rendre sur place, étudier les loyers pratiqués et interroger les professionnels avant d'arrêter son choix.
Il doit également accepter que les ressources des locataires ne dépassent pas les plafonds fixés chaque année et doit s'engager à donner le logement en location non meublée pendant au moins neufs ans.
il ne peut y loger ni parents ni enfants, sous peine de perdre les avantages fiscaux et de ne les retrouver qu'à la souscription d'un nouveau bail avec un autre locataire.
Celui qui préfère acquérir de l'ancien
et y faire des travaux pour le donner en location non meublée, tout en respectant le plafond des loyers et de ressources du locataire, bénéficie de la réduction forfaitaire de 30% sur les loyers bruts (Borloo ancien).
Il n'a pas droit à l'amortissement mais peut déduire des loyers percus le montant des travaux et créer ainsi un déficit foncier qui vient en compensation avec déventuels autres revenus fonciers.
S'il ne dispose pas d'autres revenus fonciers pour absorber ce déficit, se dernier est imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700€, l'exédent venant en déduction des revenus fonciers des dix années ulterieures.
Les intérêts des emprunts souscrits pour effectuer les travaux ne sont jamais déductibles du revenu global, quelque soit leur montant.
Mais ils sont reportables sur les revenus fonciers des dix années à venir.
Par ce mécanisme, celui qui effectue des gros travaux peut percevoir des loyers tout en réduisant son revenu global imposable (et donc l'impôt à payer) et envalorisant son capital immobilier..